Dans un contexte où la transformation numérique du secteur de la santé est de plus en plus pressante, le Ségur 2 se positionne comme un élément clé pour garantir une évolution efficace et sécurisée des pratiques médicales. Lancé dans le but de soutenir les établissements de santé, le Ségur du numérique en santé, doté d’un budget de 2 milliards d’euros, vise à généraliser le partage sécurisé des données entre professionnels et patients. En 2026, les exigences évoluent vers une obligation réglementaire, contraignant les acteurs de la santé à se conformer à un cadre stricte. Cet article propose d’analyser les différentes dimensions du calendrier de versement des moyens financiers liés à cette réforme cruciale.
Comprendre les enjeux du Ségur 2
Le Ségur 2 représente une avancée significative par rapport à sa première déclinaison. Cette deuxième vague, ouverte depuis mai 2024, introduit des changements majeurs dans le processus de financement et dans les obligations réglementaires des acteurs du secteur de la santé. L’une des principales transformations porte sur l’exigence d’un échange bidirectionnel complet et sécurisé des données de santé, contrairement à la Vague 1 qui se contentait d’un envoi de documents. Ce changement témoigne d’une volonté d’améliorer non seulement la qualité des soins mais aussi la sécurité des informations.
Les grandes lignes du Ségur 2
Plusieurs axes clés structurent les modifications apportées par le Ségur 2 :
- Consultation des informations : La possibilité d’accéder directement aux données de Mon espace santé via des logiciels métiers devient essentielle.
- Sécurisation accrue des systèmes d’information : Des audits de sécurité (pentests) sont désormais obligatoires pour garantir la protection des données.
- Extension des services concernés : Les nouvelles exigences s’appliquent désormais à des secteurs comme l’imagerie médicale et le médico-social.
Ces évolutions visent à instaurer une démarche plus intégrée et collaborative entre différents acteurs de la santé, notamment en ce qui concerne l’alimentation du Dossier Médical Partagé (DMP).
Les délais et dates clés à retenir
Avec des échéances serrées, il est primordial de se familiariser avec les différentes dates qui rythment le processus de versement du Ségur 2. L’ensemble des acteurs concernés doit agir promptement afin de respecter ces délais.
| Date | Événement |
|---|---|
| 21 mai 2024 | Ouverture du guichet de référencement Vague 2 |
| 15 décembre 2025 | Dépot des preuves de conformité (avance à 40%) |
| 31 mars 2026 | Date limite de dépôt du dossier complet |
| 30 juin 2026 | Fin des échanges éditeur-ANS |
| 23 septembre 2026 | Fin de réception des demandes de financement (avance) |
| 22 juin 2027 | Fin de réalisation des prestations Ségur |
Il est à noter que les éditeurs qui déposent leur dossier complet avant le 15 décembre 2025 peuvent bénéficier d’une avance de 40 %, alors que les retardataires n’auront droit qu’à 25 %. Cette distinction souligne l’importance d’une anticipation dans les démarches administratives.
Les conditions de versement et de financement
Le financement renfermé dans le Ségur 2 est soumis à des conditions précises. Les sommes allouées visent à couvrir plusieurs aspects cruciaux pour les établissements de santé. En effet, chaque dossier doit justifier une série d’éléments pour obtenir des financements adéquats.
Ce que couvre le financement SONS
Le Système Ouvert et Non Sélectif (SONS) est le mécanisme par lequel l’État finance la mise à jour vers des solutions référencées Ségur. Les éléments couverts incluent :
- Droits d’utilisation de la solution logicielle
- Installation, configuration et qualification des logiciels
- Maintenance corrective et assistance aux utilisateurs
Cette liste permet de définir le cadre financier tout en offrant un accompagnement nécessaire aux établissements dans leur transition numérique.
Les nouvelles exigences techniques à respecter
Les exigences techniques imposées par le Ségur 2 impactent significativement la façon dont les établissements de santé interagissent avec les données. Il ne s’agit plus seulement de transmettre des informations ; la sécurité et l’intégrité des systèmes sont devenues primordiales.
Les détails techniques importants
À partir de 2026, voici les exigences techniques fondamentales :
- Pentest obligatoire : Les tests d’intrusion effectués par des prestataires qualifiés sont requis pour garantir la sécurité des systèmes d’information.
- Conformité avec le référentiel NIS2 : Les établissements doivent assurer leur conformité aux nouvelles directives sur la cybersécurité.
- Intégration des services essentiels : Tous les logiciels doivent être intégrés aux services nationaux tels que le DMP et la messagerie sécurisée MSSanté.
Ces exigences renforcent l’idée que les établissements de santé ne peuvent plus traiter la sécurité des données comme un élément secondaire, mais doivent l’intégrer pleinement à leur stratégie numérique.
Les acteurs à mobiliser pour une conformité réussie
Pour atteindre les objectifs fixés par le Ségur 2, plusieurs acteurs doivent collaborer afin d’assurer une mise en conformité efficace. Les DSI, éditeurs de logiciels et intégrateurs jouent chacun un rôle clé dans cette démarche.
Les rôles spécifiques des acteurs
Chaque acteur a une responsabilité distincte dans le processus :
- Directeurs des Systèmes d’Information (DSI) : Ils doivent s’assurer que leur logiciel est référencé et conforme aux nouvelles obligations.
- Éditeurs de logiciels : Ils sont chargés de développer des solutions conformes aux exigences du Ségur, en intégrant les retours d’expérience des établissements.
- Intégrateurs : Leur rôle est crucial pour la mise en place de solutions adaptées et pour garantir l’interopérabilité entre différents systèmes.
La coordination entre ces acteurs est indispensable pour atteindre une transformation numérique réussie, contribuant ainsi à l’amélioration des soins dans les établissements de santé.
Perspectives et prochaines étapes
Le Ségur 2 représente une opportunité décisive pour le secteur de la santé, mais il nécessite une mobilisation collective pour répondre aux enjeux de demain. À mesure que les échéances se rapprochent, les établissements doivent exécuter des plans d’action rigoureux pour s’assurer que les exigences sont satisfaites.
Les recommandations pour les établissements de santé
Pour naviguer correctement dans ce calendrier exigeant, voici quelques recommandations :
- Planification proactive : Établir un calendrier d’actions pour respecter les délais et préparer les dossiers de financement.
- Vigilance sur la sécurité : Prévoir des audits de sécurité réguliers pour maintenir la qualité des infrastructures.
- Collaboration inter-équipes : Favoriser les échanges entre les DSI, les équipes techniques et les utilisateurs finaux pour assurer une adoption fluide des nouvelles procédures.
Ces orientations permettront de maximiser les chances de succès dans la mise en œuvre du Ségur 2 et d’assurer une transformation numérique bénéfique pour tous les acteurs du secteur de la santé.

À la recherche de nouveautés dans le domaine des startups ou de l’innovation ? Techna Personal est là pour vous. « Votre guide startup et innovation » résume à la perfection l’ambition de ce site contributif.